Estoril et Portimao
Pour finir la saison 2009 en beauté, rien de tel qu’un Grand Prix et une « petite » sortie circuit.
L’inscription est faite par Internet avec difficulté auprès de FVP et la commande de billets pour le GP est passée également avec difficulté, surtout si vous ne maîtrisez pas l’anglais…
Concernant la moto, je fais un service et je change la chaîne qui a 42′000 Km et donne des signes de faiblesse.
Le mercredi avant le départ, je vais livrer la moto à Bussigny afin de la faire charger dans un camion. Il est possible de rajouter deux trains de pneus avec jante, une caisse à outils, deux chaises, deux estagnons vides, un sac de matériel et deux béquilles.
Comme nous avons repris les billets d’avion à Robert et Mickaël Chesaux, le vendredi matin à 4 heures 30, nous passons prendre Corinne à Belmont qui est en train de gérer les soucis de camions. A Genève, Easyjet nous attend.
A Lisbonne, Europcar nous loue une voiture après 1 heure d’attente au guichet car nous ne sommes pas les seuls et départ pour Estoril. Les bagages sont posés en passant à l’hôtel et direction le circuit.
Corinne et moi passons au bureau du circuit chercher les passes pour le GP à nos noms, Marie-Claude et Jean-Michel Siegfried, et nous voilà dans le parc coureurs. Chaque équipe a droit à un certain nombre de passes par GP, mais suite au changement de team de Bastien plus rien n’était sûr.
Cool, ils sont là et en plus ce sont des passes Or, 125 et 250 cm3.
Il faut savoir qu’il existe de nombreuses sortes de passes avec d’innombrables variantes pour les différents accès. Argent, permet d’entrer dans le parc et d’avoir droit à une tribune. Or, permet en plus lors des 125 et 250 cm3 de naviguer sur la route de service au bord du circuit, mais on doit sortir pour les GP, et le passe GP permet de circuler dans les box. Chaque fois que vous entrez dans une enceinte, votre passe est mémorisé par un appareil et à la sortie il est également fiché afin de vous interdire de le passer par le grillage à une autre personne.
Dans le parc, la quantité de camions ripolinés et alignés au cordeau est impressionnante.
Nous rencontrons Bastien qui a quitté son team allemand quelques jours auparavant et a retrouvé une opportunité de rouler sur Aprilla avec le team Matteoni, dont un de ses pilotes ne pouvait pas finir la saison.
Pour les essais du vendredi, nous avons réussi à ne nous pas faire éjecter des abords du circuit pour les trois catégories. De voir passer ces pilotes presque sur vos pieds vous laisse des images et des sensations fantastiques.
Le soir, petit souper dans un château sur la côte Ouest avec un coucher de soleil et des surfeurs qui profitent des vagues jusqu’à la dernière.
Le samedi, nous laissons les passes à d’autres clients FVP qui désirent profiter de cette aubaine et nous allons faire un peu de culturel à Lisbonne. Belle ville posée sur 7 collines. Quand vous prenez le tram 28 du début du siècle passé pour traverser la ville, et qu’il entame les descentes, vous vous demandez s’il ne va pas partir en surf sur les rails tellement la pente est importante. Depuis le Castello St Jorge vous dominez la ville et le coup d’oeil est super.
Petit tour dans les rues piétonnes avant de profiter de la mer…assez fraîche.
Le dimanche départ à 8 heures. Nous sommes à 20 min. d’Estoril. Il y a encore peu de monde et nous avons une autorisation de parquer à la porte du circuit.
Aujourd’hui les passes sont argent et nous regardons le warm up, les démonstrations de Mamola avec les 1000 deux places. Pour les 250, nous sommes dans les tribunes à l’intérieur à la fin de la ligne droite. Bastien qui découvre la moto, le team et le circuit fini 17ème et Lüthi à la 7ème place après une remontée de la 15ème position. Pour les GP, c’est un défilé de motos… mis à part De Puniet qui s’est trouvé en dernière position pour raison de botte mal attachée et qui nous a gratifié de magnifiques freinages et d’une belle remontée.
A noter le retour de Stonner qui n’a pas perdu la main et qui a été félicité par Rossi pourtant deux places derrière lui. Sportif.
Pour les 125, nous récupérons les passes or et nous nous plaçons vers le pif paf qui est vraiment super serré. Beau spectacle et belle position de nos deux suisses.
Après l’arrivée, Marie-Claude et moi sautons sur le circuit afin de voir le podium, mais on se fait éjecter par un contrôleur. Nos passes ne nous le permettent pas.
Des motos et voitures rentrent sur la ligne droite de départ pour faire des burn-out et autres démonstrations.
En passant par les toilettes qui sont entre les box, un contrôleur nous laisse passer. Belle démonstration de maîtrise de véhicules avec un peu d’odeur de pneu!
Cela nous permet de naviguer sur le pit-line où tous les teams remplissent les caisses pour le transport de tout le matériel pour l’Australie. Cette fois, nous voyons les motos de très près et c’est les vraies.
Nous récupérons la voiture et 15 minutes après nous sommes sur l’autoroute qui n’est pas engorgée. Quelle différence avec Mugello!
Nous descendons 300 Km au Sud, en Algarve où nos motos sont arrivées. Les deux camions étaient trop petits et lors du chargement le chauffeur a téléphoné à Corinne pour dire qu’il restait trois motos à placer. Pour finir c’est la machine à pneus et le Clark pour décharger qui sont restés à Bussigny.
Lundi matin, après un petit briefing trois groupes sont formés et comme nous sommes presque en famille, 60 personnes, de tout âge, nous allons avoir de la place pour nous exprimer.
Personne n’a encore posé ses pneus sur cette piste de 4′686,66 mètres et après les 20 premières minutes tout monde sort certes réjoui mais sans avoir mémorisé le circuit.
Il y a 9 emplacements à l’aveugle tellement le circuit est vallonné, ce qui donne un piment supplémentaire. Après la courbe 9 sur 16, il y a une forte montée en 2ème où la moto lève, vous passez la 3ème sur la bosse et la moto décolle à nouveau en descente. La courbe suivante, dans la cuvette, se passe à fond de 3 et vous devez vous casser la nuque pour voir la bosse suivante qui cache une courbe. Avant la ligne droite d’arrivée, il y a un droite en descente avec une bosse au milieu qui vous masque la suite, puis la courbe s’élargit, ce qui vous donne avec une dent de moins à l’avant, 13′500 tours en 4ème, 220 compteur sur la fin de l’angle, qui lui, finit dans une cuvette. Le freinage de la ligne droite qui se commence lorsque la lumière témoin de zone rouge en 6ème s’allume, se fait en descente.
Des gauches, des droites, des hauts, des bas : c’est vraiment le TOP!
Pour le souper, Bernard Jonzier qui est venu commenter le GP et sa femme nous accompagnent et c’est avec plaisir que je fais sa connaissance.
Ici, il y a 5 mois qu’il n’a pas plu et le mardi matin, il tombe des seilles. Il fait chaud, il y a du vent, mais la piste sèche difficilement. Je pourrai quand même rouler 45 minutes de suite avant le dîner. L’après-midi, deux groupes seront formés, ce qui vous laisse seulement 20 minutes pour récupérer entre chaque séance. Mon meilleur chrono sera dans la dernière séance en 2 min 10, Robert Chesaux le fera avec sa 1000 en 1 min 56 et son fils en 600 tournera en 1 min 53. J’ai effectué 545 km. C’est vraiment un circuit à découvrir !
Le mercredi, il pleut fort. Pour monter sur Lisbonne, nous passons sur le magnifique pont Vasco de Gamma qui doit faire environ 10 km. Et nous nous arrêtons sur le site de l’Expo universelle de 1998 qui avait pour thème les océans.
Le samedi, les motos sont arrivées à Bussigny.
Quel super week-end prolongé!
Un tout grand merci à Corinne, qui voulait faire plaisir à « ses » motards » et qui s’est lancée dans cette grosse organisation.
Jean-Michel Siegfried