Retour du SWATCH Free4Style à Estavayer-le-Lac

Superbe journée de dimanche à Estavayer avec au rendez-vous un soleil de plomb, une ambiance de folie et des riders impressionnants.

Voici 2 petites vidéos que nous vous avons concocter afin de vous faire envie de venir l’année prochaine.

Et pourquoi pas pour une sortie officiel en moto.

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Le SWATCH Free4Style à Estavayer-le-Lac

Présentation

L’événement SWATCH Free4Style d’Estavayer-le-Lac est une manifestation sportive de renommée internationale qui a lieu tous les étés, depuis plus de quinze ans. Considéré comme LE festival des sports freestyle de Suisse Romande. En 2010, le SWATCH Free4Style se déroulera du 2 au 4 juillet.

http://www.dailymotion.com/videox6tvts

Le SWATCH Free4Style met en scène 4 disciplines sportives hautement spectaculaires:

  • le FMX (Freestyle Motocross)
  • le Wakeboard
  • le Jet Ski
  • le Skate

Le cinquième volet, qui fait aussi la réputation de l’événement, est la programmation des soirées DJ.

Chaque année, Mat Rebeaud, star internationale de FMX et héro local, fait le déplacement pour participer au SWATCH Free4Style, événement lors duquel il offre chaque année un superbe show !

Situation

Idéalement situé à Estavayer-le-Lac, sur les rives du lac de Neuchâtel, la manifestation accueille chaque année plus de 20’000 spectateurs venus de toute la Suisse grâce à un accès autoroutier facile (30 minutes de Berne – 30 minutes de Lausanne).

Le site est idyllique et permet d’offrir des compétitions juste sous les yeux des spectateurs. Le SWATCH Free4Style est également un lieu de rencontre et un festival. Toute une partie de l’événement est réservée à des stands et à la restauration.

Le SWATCH Free4Style attire un public plutôt jeune (18 – 35 ans), mixte, sportif et branché mais également de nombreuses familles.

L’accès à l’événement, aux compétitions et aux soirées est entièrement GRATUIT.

Plus d’infos sur le www.free4style.com

Billet de l’archiviste

Il y a quelques décennies, nous avions à disposition sur le marché, des motos « vivantes ». Elles bougeaient beaucoup,  travaillaient, se tordaient. Il y a beaucoup d’évolutions, ces vingt dernières années. Les moteurs ont gagné en performance, consomment moins et rejettent également moins d’éléments nocifs dans l’atmosphère  grâce en bonne partie à l’injection. Ils sont moins bruyants grâce au refroidissement à eau. Pour la partie cycle nous avons maintenant des cadres en aluminium injecté,  plus légers et moins malléables, des amortisseurs qui ne ramollissent plus au fil des kilomètres grâce aux bombonnes de gaz séparées, des fourches inversées qui augmentent la rigidité, des freins radiaux qui améliorent le comportement de la moto lors de freinages violents et surtout des pneus avec des tas de nouveaux composants qui permettent de prendre des angles de 52 degrés sur sol sec. (Il paraît que c’est vrai.)

Depuis quelque temps, nous avons  à disposition, sur certains modèles, des assistances à la conduite, dont voici la liste.

-L’ABS: certes  disponible en option sur la BMW K1 depuis 1988, il commence à être courant depuis quelques années.  Certains modèles se débranchent par le pilote, par exemple pour rouler sur circuit. Honda n’a pas voulu de ce système à choix car la marque craint un procès de la part d’un conducteur, qui, croyant avoir son système branché, écrase sa poignée de frein et se retrouve à terre.

-Le freinage assisté : système qui amplifie l’action sur le levier. Très répandu sur les voitures  et la majorité de la gamme moto BMW.

-L’anti patinage: ou contrôle de traction. C’est un système qui détecte la différence de vitesse de rotation entre la roue avant et la roue arrière, puis qui agit par l’intermédiaire de l’injection ou de l’allumage pour corriger s’il y a patinage.(BMW, Kawasaki, Ducati.)

-Le ride by wire: un peu près idem que l’anti patinage mais qui agit depuis la poignée des gaz couplé à un calculateur d’injection.

-Les suspensions réglées électroniquement: depuis une commande au guidon vous pouvez régler la pré charge des ressorts et la détente hydraulique de vos amortisseurs.

-Le shifter: système qui permet, en agissant sur l’injection, de monter les rapports sans couper les gaz. (BMW 1000 RR.)

-Embrayage piloté: en actionnant le levier  de vitesse un système débraie automatiquement (FJ 1300).

-L’embrayage anti dribble: système qui permet, lorsque vous rétrogradez, d’éviter de faire sautiller la roue arrière.

-Les modes: inauguré sur la Suzuki 1000 GSX-R , système qui permet de sélectionner différentes cartographies d’injection en fonction des conditions de roulage. Par exemple pluie, tourisme, circuit.

-Le limiteur de puissance: à ne pas confondre avec « modes ». Système qui réduit l’arrivée de puissance en particulier sur les 1ers rapports. (Kawasaki ZZR et GTR 1400).

-Le cruise contrôle: (régulateur de vitesse ou tempo mat) système qui permet de conserver une vitesse donnée.  Courant sur les voitures, il est disponible pour les grosses motos routières.

Voilà un petit aperçu des aides de conduite. Il ne nous manque plus que le contrôle de limitation de vitesse  automatique via satellite  et pourquoi pas un système qui contrôle la distance avec le motard de devant (vous savez le 21-22 déjà présent sur quelques voitures) et il n’y aura presque plus rien à faire sur nos motos !

Je vous souhaite de belles virées et beaucoup de plaisir à « piloter » votre moto.

Jean-Michel Siegfried.

MONZA : 8 et 9 mai 2010

Superstock: deux catégories 600 et 1000

Supersport 600

Superbike: deux courses

Samedi matin, Marie-Claude et moi arrivons sur le circuit de Monza construit en 1921, situé au nord de Milan, dans un grand parc avec de magnifiques arbres. Le cadre est irréel pour des courses de motos. Le circuit actuel est construit sur l’ancien anneau de vitesse utilisé jusqu’en 1961, dont les vestiges des courbes relevées sont toujours présents à différents endroits et sur le logo du circuit.

Nous avons reçu un ticket de parking qui nous permet d’être au centre du circuit et deux passes qui nous donnent la possibilité d’entrer dans les box.

Directement nous allons à la chicane qui se trouve après la ligne droite des box car les « Supersport » (moto de 600 cm3 qui doivent avoir l’aspect, le cadre, les carters moteur d’origine, mais avec le moteur préparé) font leur séance d’essai. Bastien Chesaux y participe. La piste est mouillée, la tribune est loin du circuit et je ne vois pas les numéros des motos.

Ca m’agace et nous changeons d’endroit. Les essais se suivent. Nous les regardons depuis plusieurs endroits.

A midi, Robert Chesaux nous organise le dîner dans un hospitality. Merci!

L’après midi, les « Superbike » SBK (motos de « 1000cm3 4 cylindres » ou « 1200 cm3 2 cylindres » avec moteur préparé mais dérivé de l’origine, le carénage doit avoir l’aspect d’origine) font leurs essais et enchaînent la « Super Pole ». Les 19 meilleurs des essais participent à la Super Pole pendant 14 minutes. Seront gardés les 14 plus rapides qui 7 minutes après repartent pour 12 minutes, afin de conserver les 7 meilleurs, qui à nouveau 7 minutes après repartiront pour 10 minutes. Leur classement donnera la grille de départ. (Vous avez compris? C’est simple!). Biaggi fera le meilleur chrono à plus de 200 Km/h de moyenne.

Les « Supersport » feront à nouveau une séance d’essai de 45 minutes. Bastien fait environ cinq tours, s’arrête, règle, repart, tombe et fracasse la moto. Il saute sur un scooter pour rentrer au box et repart pour 4 tours avec sa 2ème moto, améliore son chrono et la séance est terminée. 19ème position et le moral n’est pas trop au beau fixe.

En fin d’après-midi, viendra la course de huit tours des 600 « Superstock » (moto et moteur très proches de ceux du commerce) où un des invités du jour (wildcards) l’argentin Marcado placé en 4ème position se distinguera parmi les trois premiers.

Dans la dernière courbe, la « Curva Parabolica » où je suis placé à l’intérieur du virage, les motos me passent presque sur les pieds. Deux du groupe de tête iront jouer au sable.

Dans la soirée nous avons l’occasion de faire le tour du circuit (5777m.) avec un vélo. Nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de lignes droites, qu’il est très rapide et ces traversées dans les arbres sont magnifiques.

Dimanche matin, nous arrivons pour la course des « Superstock 1000″ où huit marques sont représentées (moto et moteur très proches de ceux du commerce).

Michaël Savary (BMW S 1000 RR) se placera en 6ème position à 192 Km/h de moyenne, son meilleur résultat. Bravo. Depuis notre tribune Ascari, avec écran géant en face, nous sortons notre drapeau suisse pour le tour d’honneur et Michaël nous saluera.

Les « Superbike » avec sept marques représentées, dont 3 européennes  vont disputer deux courses aujourd’hui. Pour la première, Max Biaggi restera devant. Une seule fois au freinage, il se fera voler la 1ère place mais avant le milieu de la ligne droite qui les pousse à 335 Km/h, il aura repris son bien grâce à son Aprilia particulièrement performante.

Arrive la course des « Supersport ». Bastien doit partir avec le mulet qui n’a pas d’assistance électronique, car la 1ère moto froissée la veille est irréparable sur place. Le départ n’est pas très bon car difficile à gérer sans l’aide électronique. Il prendra néanmoins deux places, va commettre  une faute et reperdra ces deux places. Il fera toute la course seul, pour finir 15ème. Son coéquipier, Robbin Harms, qualifié 13ème va bien partir et grappiller beaucoup de places mais, un freinage trop appuyé lui fera perdre l’avant et lui aussi ira jouer au sable juste devant nous. Dommage.

Depuis le début de la saison, les trois premiers : Laverty, Sofoglu, Lascorz sont sur un autre monde et bouclent les tours à 192 Km/h de moyenne, comme les « Superstock 1000″, avec une vitesse de pointe de 280 Km/h.

La course suivante est une coupe avec des Triumph équipées de grands guidons. Les pilotes sur les lignes droites lâchent leur main gauche pour la plaquer sur le réservoir afin de gagner en aérodynamisme.

A noter que les motos, toutes catégories confondues, qui participent au week-end sont équipées de pneumatiques Pirelli du commerce.

Pour la 2ème manche des SBK, Biaggi va à nouveau partir en tête et Crutchlow alors en 2ème position avec sa Yamaha perd des mètres à l’aspiration sur la ligne droite. Il va casser son moteur, peut être pour cause de manque de refroidissement à être collé derrière Max.

En 4ème position, Camier également avec Aprilia remonte dangereusement sur Troy Corser (BMW) et Léon Haslam se trouve bien seul pour défendre les motos japonaises mais gardera sa 2ème position jusqu’à la fin.

Tout ce matériel des « Supersport » et des « SBK » sera chargé dans des caisses et peut-être si le volcan en Islande est assez gentil, partira lundi pour l’Afrique du Sud.

Bastien aura une seule moto à disposition pour les deux prochaines courses, sans assistance électronique car il manque du temps pour remonter la 1ère.

De très belles courses !

Vivement Magny-Cours le 3 octobre, afin de revivre ces moments magnifiques sur place.

Jean-Michel Siegfried

Castelet le 4 avril : Sunday Ride Classic

Mardi, la Guzzi est chargée dans le bus et descente à Saint Marcel dans la vallée d’Aoste.

Arrêt jusqu’à jeudi à la maison de ma maman. Il fait froid.

Jeudi, nous quittons à Ceva l’autoroute qui mène à Savonna, pour passer par le col du St-Bernardo (c’est pas le même qu’on connaît!). Au passage du col, altitude 957mètres, il y a encore de la neige sur les côtés. La route est magnifique. Sur la descente, les mimosas sont en fleurs. Re-magnifique. La grande gouille salée est rejointe à Albenga. Nous longeons la côte sur l’Ouest jusqu’à Hyères en France, puis la presqu’île de Gien où nous buvons l’apéro chez une amie à Marie-Claude. Le soir, nous trouvons grâce à Tom-Tom, notre hôtel du début des années 1900 avec un magnifique parc, à St-Cyr, Les Lecques.

Vendredi par un temps frais, nous longeons le bord de mer sur 2 km. Avant d’entamer le sentier du Littoral sur 12 km. L’endroit est particulièrement sauvage et ciselé. Nous mettons 4h45 pour ce trajet chaotique qui nous pousse jusqu’à Bandol.

Nous passons au stamm du Moto Club Vevey et Raymond nous raconte sa vie, en particulier un accident de vélo qui l’a immobilisé pendant 6 mois. Retour avec le bus local.

Samedi, passage à Cassis à l’appartement de Ferdinand Volet, ex charpentier et ex syndic de Corsier. Sa fille nous reçoit pour l’apéro, petite ballade dans le village, visite de la nouvelle parfumerie, puis nous partons pour le contrôle technique au Castelet.

Dans le nouvel hôtel 4 étoiles, situé à 800m de l’entrée du circuit, va se dérouler la partie administrative. A la sortie du bus, il fait 11 degrés, je vois Marcel Mai et sa femme Frédérique. Sur le parking il y a une Suzuki 1000 GS avec le tête de fourche bleu et blanc exactement comme celle de René en 1980 ou « celle du club » pour les initiés. Le contrôle technique est vite réglé, apéro avec les Mai dans le nouvel hôtel, puis nous descendons souper à la Caravelle.

Le ciel est noir et nous sommes les seuls dans le bistrot. Comme il n’y a pas beaucoup de travail, la mère de Raymond, 89 ans, ne descend pas travailler mais elle sera là demain matin, toujours fidèle à elle-même. Les deux fils travaillent dans l’entreprise familiale, un en cuisine et l’autre au service. Nous passons une excellente soirée à papoter avec Raymond, sa femme et les jeunes.

Le dimanche nous arrivons au Circuit de bonne heure. L’accès est accueillant avec du beau gazon bien vert (quel changement par rapport à la caillasse des années 80). Il y a directement le briefing donné par Hervé Moineau, qui a son anniversaire aujourd’hui.

Dans le 1er groupe, il y a environ 40% des pilotes qui n’ont jamais posé leurs roues sur un circuit. Je pars avec ce 1er groupe composé de motos européennes plus anciennes que 1985.

Il pleut, tout le monde roule prudemment et seulement une « Guzzi le Mans » me dépassera. Nous utilisons le circuit moyen et mon compteur affiche 180 km/h avant l’entrée de la courbe de Signe. Il fait froid aux mains et le thermomètre digital du circuit affichera un peu plus tard 5,3 degrés. Qui a dit qu’il faisait  toujours beau et chaud au Sud de la France?

L’après midi après une séance sur piste humide, nous « zonons » dans les box.

Que de beau monde et de belles motos!

Jean-Paul Boinet roulera sur une Honda 6, nous croiserons Christian Sarron, qui roulera avec la moto de Steeve Backer, Hubert Rigaal, Olivier Jacques…. Les motos de T. Rhymer et C. Forgaty, l’autre Kawa de T. Rhymer et d’Adrien Morillas, les Cagiva de Randy Mamola et celle de John Kochinski, la 3 cylindres 500 de Marco Gentile, la 19 de Olivier Jacques et la 56 de Nakano, la Patton de V. Ferrari, la 500 Suzuki de M. Lafond et de M. Rougerie, la 500 MV de Phil Ried qui a roulé en 73-74, les 6 cylindres MV 350 des années 69-70 qui prenaient déjà 17′000 tours, un lot de Godier-Genoud et la Parisienne de Marcel Mai, qui a déjà reçu plusieurs offres d’achat. (La Parisienne c’est une moto, ce n’est pas sa femme).

Le « roi » Ago est de la partie avec sa MV et provoque un attroupement important.

Lors de la mise en température du moteur, il laisse la poignée des gaz à son fils qui est jeune et ce dernier laisse caler lamentablement la machine. Sifflements et rires amicaux du public.

Depuis 12h30 la piste est sèche, et en fin de journée, une parade avec environ 150 motos est organisée. C’est un peu la foire. En slalomant entre les motos, mon compteur indiquera 210 avant Signe, et après le double droite du Beausset, le vibreur de gauche me rappellera que la courbe ferme à la fin…

Belle journée, même si une météo plus clémente aurait été bienvenue.

Quel plaisir de voir toutes ces vielles motos. Toutes mes anciennes bécanes et toutes de celles de mes amis.

Peut-être l’année prochaine à Dijon!

Jean-Michel Siegfried

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