Castelet le 4 avril : Sunday Ride Classic

Mardi, la Guzzi est chargée dans le bus et descente à Saint Marcel dans la vallée d’Aoste.

Arrêt jusqu’à jeudi à la maison de ma maman. Il fait froid.

Jeudi, nous quittons à Ceva l’autoroute qui mène à Savonna, pour passer par le col du St-Bernardo (c’est pas le même qu’on connaît!). Au passage du col, altitude 957mètres, il y a encore de la neige sur les côtés. La route est magnifique. Sur la descente, les mimosas sont en fleurs. Re-magnifique. La grande gouille salée est rejointe à Albenga. Nous longeons la côte sur l’Ouest jusqu’à Hyères en France, puis la presqu’île de Gien où nous buvons l’apéro chez une amie à Marie-Claude. Le soir, nous trouvons grâce à Tom-Tom, notre hôtel du début des années 1900 avec un magnifique parc, à St-Cyr, Les Lecques.

Vendredi par un temps frais, nous longeons le bord de mer sur 2 km. Avant d’entamer le sentier du Littoral sur 12 km. L’endroit est particulièrement sauvage et ciselé. Nous mettons 4h45 pour ce trajet chaotique qui nous pousse jusqu’à Bandol.

Nous passons au stamm du Moto Club Vevey et Raymond nous raconte sa vie, en particulier un accident de vélo qui l’a immobilisé pendant 6 mois. Retour avec le bus local.

Samedi, passage à Cassis à l’appartement de Ferdinand Volet, ex charpentier et ex syndic de Corsier. Sa fille nous reçoit pour l’apéro, petite ballade dans le village, visite de la nouvelle parfumerie, puis nous partons pour le contrôle technique au Castelet.

Dans le nouvel hôtel 4 étoiles, situé à 800m de l’entrée du circuit, va se dérouler la partie administrative. A la sortie du bus, il fait 11 degrés, je vois Marcel Mai et sa femme Frédérique. Sur le parking il y a une Suzuki 1000 GS avec le tête de fourche bleu et blanc exactement comme celle de René en 1980 ou « celle du club » pour les initiés. Le contrôle technique est vite réglé, apéro avec les Mai dans le nouvel hôtel, puis nous descendons souper à la Caravelle.

Le ciel est noir et nous sommes les seuls dans le bistrot. Comme il n’y a pas beaucoup de travail, la mère de Raymond, 89 ans, ne descend pas travailler mais elle sera là demain matin, toujours fidèle à elle-même. Les deux fils travaillent dans l’entreprise familiale, un en cuisine et l’autre au service. Nous passons une excellente soirée à papoter avec Raymond, sa femme et les jeunes.

Le dimanche nous arrivons au Circuit de bonne heure. L’accès est accueillant avec du beau gazon bien vert (quel changement par rapport à la caillasse des années 80). Il y a directement le briefing donné par Hervé Moineau, qui a son anniversaire aujourd’hui.

Dans le 1er groupe, il y a environ 40% des pilotes qui n’ont jamais posé leurs roues sur un circuit. Je pars avec ce 1er groupe composé de motos européennes plus anciennes que 1985.

Il pleut, tout le monde roule prudemment et seulement une « Guzzi le Mans » me dépassera. Nous utilisons le circuit moyen et mon compteur affiche 180 km/h avant l’entrée de la courbe de Signe. Il fait froid aux mains et le thermomètre digital du circuit affichera un peu plus tard 5,3 degrés. Qui a dit qu’il faisait  toujours beau et chaud au Sud de la France?

L’après midi après une séance sur piste humide, nous « zonons » dans les box.

Que de beau monde et de belles motos!

Jean-Paul Boinet roulera sur une Honda 6, nous croiserons Christian Sarron, qui roulera avec la moto de Steeve Backer, Hubert Rigaal, Olivier Jacques…. Les motos de T. Rhymer et C. Forgaty, l’autre Kawa de T. Rhymer et d’Adrien Morillas, les Cagiva de Randy Mamola et celle de John Kochinski, la 3 cylindres 500 de Marco Gentile, la 19 de Olivier Jacques et la 56 de Nakano, la Patton de V. Ferrari, la 500 Suzuki de M. Lafond et de M. Rougerie, la 500 MV de Phil Ried qui a roulé en 73-74, les 6 cylindres MV 350 des années 69-70 qui prenaient déjà 17’000 tours, un lot de Godier-Genoud et la Parisienne de Marcel Mai, qui a déjà reçu plusieurs offres d’achat. (La Parisienne c’est une moto, ce n’est pas sa femme).

Le « roi » Ago est de la partie avec sa MV et provoque un attroupement important.

Lors de la mise en température du moteur, il laisse la poignée des gaz à son fils qui est jeune et ce dernier laisse caler lamentablement la machine. Sifflements et rires amicaux du public.

Depuis 12h30 la piste est sèche, et en fin de journée, une parade avec environ 150 motos est organisée. C’est un peu la foire. En slalomant entre les motos, mon compteur indiquera 210 avant Signe, et après le double droite du Beausset, le vibreur de gauche me rappellera que la courbe ferme à la fin…

Belle journée, même si une météo plus clémente aurait été bienvenue.

Quel plaisir de voir toutes ces vielles motos. Toutes mes anciennes bécanes et toutes de celles de mes amis.

Peut-être l’année prochaine à Dijon!

Jean-Michel Siegfried

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Bonne année 2012 b

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