MONZA : 8 et 9 mai 2010
Superstock: deux catégories 600 et 1000
Supersport 600
Superbike: deux courses
Samedi matin, Marie-Claude et moi arrivons sur le circuit de Monza construit en 1921, situé au nord de Milan, dans un grand parc avec de magnifiques arbres. Le cadre est irréel pour des courses de motos. Le circuit actuel est construit sur l’ancien anneau de vitesse utilisé jusqu’en 1961, dont les vestiges des courbes relevées sont toujours présents à différents endroits et sur le logo du circuit.
Nous avons reçu un ticket de parking qui nous permet d’être au centre du circuit et deux passes qui nous donnent la possibilité d’entrer dans les box.
Directement nous allons à la chicane qui se trouve après la ligne droite des box car les « Supersport » (moto de 600 cm3 qui doivent avoir l’aspect, le cadre, les carters moteur d’origine, mais avec le moteur préparé) font leur séance d’essai. Bastien Chesaux y participe. La piste est mouillée, la tribune est loin du circuit et je ne vois pas les numéros des motos.
Ca m’agace et nous changeons d’endroit. Les essais se suivent. Nous les regardons depuis plusieurs endroits.
A midi, Robert Chesaux nous organise le dîner dans un hospitality. Merci!
L’après midi, les « Superbike » SBK (motos de « 1000cm3 4 cylindres » ou « 1200 cm3 2 cylindres » avec moteur préparé mais dérivé de l’origine, le carénage doit avoir l’aspect d’origine) font leurs essais et enchaînent la « Super Pole ». Les 19 meilleurs des essais participent à la Super Pole pendant 14 minutes. Seront gardés les 14 plus rapides qui 7 minutes après repartent pour 12 minutes, afin de conserver les 7 meilleurs, qui à nouveau 7 minutes après repartiront pour 10 minutes. Leur classement donnera la grille de départ. (Vous avez compris? C’est simple!). Biaggi fera le meilleur chrono à plus de 200 Km/h de moyenne.
Les « Supersport » feront à nouveau une séance d’essai de 45 minutes. Bastien fait environ cinq tours, s’arrête, règle, repart, tombe et fracasse la moto. Il saute sur un scooter pour rentrer au box et repart pour 4 tours avec sa 2ème moto, améliore son chrono et la séance est terminée. 19ème position et le moral n’est pas trop au beau fixe.
En fin d’après-midi, viendra la course de huit tours des 600 « Superstock » (moto et moteur très proches de ceux du commerce) où un des invités du jour (wildcards) l’argentin Marcado placé en 4ème position se distinguera parmi les trois premiers.
Dans la dernière courbe, la « Curva Parabolica » où je suis placé à l’intérieur du virage, les motos me passent presque sur les pieds. Deux du groupe de tête iront jouer au sable.
Dans la soirée nous avons l’occasion de faire le tour du circuit (5777m.) avec un vélo. Nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de lignes droites, qu’il est très rapide et ces traversées dans les arbres sont magnifiques.
Dimanche matin, nous arrivons pour la course des « Superstock 1000″ où huit marques sont représentées (moto et moteur très proches de ceux du commerce).
Michaël Savary (BMW S 1000 RR) se placera en 6ème position à 192 Km/h de moyenne, son meilleur résultat. Bravo. Depuis notre tribune Ascari, avec écran géant en face, nous sortons notre drapeau suisse pour le tour d’honneur et Michaël nous saluera.
Les « Superbike » avec sept marques représentées, dont 3 européennes vont disputer deux courses aujourd’hui. Pour la première, Max Biaggi restera devant. Une seule fois au freinage, il se fera voler la 1ère place mais avant le milieu de la ligne droite qui les pousse à 335 Km/h, il aura repris son bien grâce à son Aprilia particulièrement performante.
Arrive la course des « Supersport ». Bastien doit partir avec le mulet qui n’a pas d’assistance électronique, car la 1ère moto froissée la veille est irréparable sur place. Le départ n’est pas très bon car difficile à gérer sans l’aide électronique. Il prendra néanmoins deux places, va commettre une faute et reperdra ces deux places. Il fera toute la course seul, pour finir 15ème. Son coéquipier, Robbin Harms, qualifié 13ème va bien partir et grappiller beaucoup de places mais, un freinage trop appuyé lui fera perdre l’avant et lui aussi ira jouer au sable juste devant nous. Dommage.
Depuis le début de la saison, les trois premiers : Laverty, Sofoglu, Lascorz sont sur un autre monde et bouclent les tours à 192 Km/h de moyenne, comme les « Superstock 1000″, avec une vitesse de pointe de 280 Km/h.
La course suivante est une coupe avec des Triumph équipées de grands guidons. Les pilotes sur les lignes droites lâchent leur main gauche pour la plaquer sur le réservoir afin de gagner en aérodynamisme.
A noter que les motos, toutes catégories confondues, qui participent au week-end sont équipées de pneumatiques Pirelli du commerce.
Pour la 2ème manche des SBK, Biaggi va à nouveau partir en tête et Crutchlow alors en 2ème position avec sa Yamaha perd des mètres à l’aspiration sur la ligne droite. Il va casser son moteur, peut être pour cause de manque de refroidissement à être collé derrière Max.
En 4ème position, Camier également avec Aprilia remonte dangereusement sur Troy Corser (BMW) et Léon Haslam se trouve bien seul pour défendre les motos japonaises mais gardera sa 2ème position jusqu’à la fin.
Tout ce matériel des « Supersport » et des « SBK » sera chargé dans des caisses et peut-être si le volcan en Islande est assez gentil, partira lundi pour l’Afrique du Sud.
Bastien aura une seule moto à disposition pour les deux prochaines courses, sans assistance électronique car il manque du temps pour remonter la 1ère.
De très belles courses !
Vivement Magny-Cours le 3 octobre, afin de revivre ces moments magnifiques sur place.
Jean-Michel Siegfried