100ème Moto Club – Grand Prix de Catalunya

Vevey – Barcelone, ce sont près de 900 kilomètres au plus court, mais en n’empruntant que des autoroutes, vous imaginez bien qu’à moto cela ne peut être qu’un calvaire. En ayant 5 jours à disposition pour relier ces 2 localités, vous comprenez qu’il est possible d’effectuer quelques détours en empruntant des petites routes plus sinueuses.

Chapitre 1 : le groupe Yamaha

Le rendez-vous est fixé à la station-service de Bursins le lundi 30 mai pour les 4 membres (Pierre, Antoine, Remo et votre serviteur) du groupe Yamaha. La météo est malheureusement à l’image de ce printemps, désespérément grise et très humide.

L’objectif de la journée est de rejoindre le village du Falgoux, perdu dans le Cantal. Au vu de la météo, nous décidons de prendre le chemin le plus court via Lyon, St-Etienne, Le Puy-en-Velay et St-Flour.

Après une grosse rincée lors de la traversée du Pays de Gex, c’est avec bonheur que nous retrouvons le sec en arrivant dans la plaine de l’Ain.  Nous profitons même d’un rayon de soleil dans le ciel de St-Flour pour nous installer sur la terrasse d’un café pour la pause de l’après-midi.

Par contre, le passage du Pas de Peyrol et la descente sur le Falgoux se font sous un déluge et un brouillard à couper au couteau. On a vraiment l’impression que la montagne se déverse sur la route. Le Cantal est bien le pot de chambre de la France !

Heureusement le MCV est toujours très bien accueilli dans l’auberge du village et nous nous requinquons lors du souper avec les spécialités locales…miam !

Le lendemain, la météo n’a pas changé, il pleut…c’est donc M. Météo Radar qui dicte notre route (vive les nouvelles technologies !) : il faut se diriger vers le sud-ouest pour espérer retrouver le sec et un peu de ciel bleu. La matinée est donc un pensum en effectuant près de 300km sous la pluie. Nous avons à peine le temps de saliver en lisant les différents panneaux touristiques : Périgord, Monbazillac,…

L’après-midi nous traversons les forêts des Landes par des routes rectilignes sous un climat plus sec comme l’avait prédit l’application météo et rejoignons rapidement Mont-de-Marsan, étape du jour.

Après cette étape de transition qui nous a bien rapprochés des Pyrénées et du soleil, nous décidons de nous diriger vers Biarritz Plage pour admirer l’Océan Atlantique. Ensuite, nous empruntons la route côtière jusqu’à San Sebastian pour une première incursion en Espagne et rejoignons Pau en traversant les Pyrénées par de petits cols. Ces petites routes de montagne nous font traverser de magnifiques villages aux maisons en pierre de l’arrière-pays Basque.

Col frontière pyrénéen

 Le soir, nous retrouvons le groupe rouge (Eric, Sugus, René et Romain) parti le mardi et qui n’a eu que les cent derniers kilomètres de sec, en 2 jours de route. Leur moral est bien bas mais nous fêtons quand même dignement ces retrouvailles en faisant couler à flot le jus de raisin fermenté lors du souper !

Une belle tablée pour une soirée mémorable

Chapitre 2 : N260, le paradis

Jeudi 2 juin : le ciel est bien gris au petit matin et tout est humide à l’extérieur, c’est donc encore M. Météo Radar qui dicte notre route. Il nous faut traverser au plus vite les Pyrénées pour rejoindre l’Espagne et son soleil. Nous rejoignons alors la N260, route qui longe tout le versant espagnol des Pyrénées. Elle traverse des paysages grandioses, franchit de petits cols et nous propose tout un éventail de virages sur plusieurs centaines de kilomètres. En plus, le bitume est parfait et nous ne croisons presque personne, en un mot, le paradis pour motards !!! Le moral des membres du groupe rouge remonte en flèche et les kilomètres effectués sous la pluie ne sont plus qu’un lointain souvenir.

Ce sont donc 2 jours de pur bonheur que nous passons sur la N260.

Arrivée en Espagne, vive le soleil!

Chapitre 3 : Catalunya

C’est M. GPS qui nous guide sans encombre jusqu’à l’hôtel à Barcelone afin de retrouver les autres participants à la sortie. Aucune obligation n’ayant été donnée par le club, des petits groupes se forment au grès des désirs et envies pour occuper les soirées.

Samedi, jour des essais, certains visitent la ville pendant que les mordus se rendent au circuit. Bonne nouvelle, la circulation sur les routes menant au circuit est fluide, l’attente à l’entrée est courte et on accède rapidement à nos places réservées, vive l’Espagne ! Certains profitent des nombreuses échoppes pour acheter un souvenir, la plupart du temps à l’effigie du numéro 46.

Le ciel se couvre légèrement, heureusement car il y a peu d’ombre dans les tribunes.

Nous apprenons malheureusement que Luis Salom, pilote de la catégorie Moto3 s’est tué lors des essais de vendredi, tous les pilotes lui rendront hommage durant le week-end.

Une partie du parking moto

Malgré cette tragédie, les essais s’enchaînent et la catégorie Moto2 nous tient en haleine car tous les pilotes suisses engagés durant le week-end y concourent. En plus Tomtom est dans le coup et se qualifie même sur la première ligne, alors que Domino est un peu en retrait et se qualifie 14e.

Les essais des MotoGP avec ses stars sont aussi magnifiques, Marquez survole les débats mais les Yamaha de Lorenzo et de Rossi ne sont pas loin, par contre visiblement les Ducati sont à la peine.

Dimanche, les courses

La journée commence bien, il ne nous faut qu’une heure pour rallier l’hôtel à notre place dans les tribunes. Nous arrivons donc au circuit à l’heure pour assister aux warm up. Tomtom est toujours dans le coup et les Yamaha en MotoGP ont l’air d’aller super bien.

11h00, les 100’000 spectateurs sont là, les courses peuvent commencer…

La course des Moto3 est magnifique, aucun pilote n’arrive à se détacher, c’est donc un grand groupe de fous furieux qui se bagarrent pour la victoire. Nous assistons à de nombreux dépassements et bien des chutes.

Nous ne sommes pas seuls

En Moto2, Tomtom passe en tête devant nous lors du premier tour, les drapeaux suisses sont brandis et c’est le délire au sein du MCV ! Domino a aussi pris un très bon départ et a visiblement gagné quelques places. Malheureusement Tomtom se fait rapidement dépasser mais se bat pour rester au contact de la tête de la course alors que Domino gagne régulièrement des places. La fin de la course est moins bonne qu’au début, Domino ne la termine pas et Tomtom se fait dépasser dans le dernier tour et termine 5e.

En MotoGP, ce fut une course de délire avec Valentino qui a été fidèle à lui-même, grandiose ! Il a dépassé plusieurs pilotes pour se retrouver rapidement en tête. Avec Marc, ils nous ont livré une fin de course incroyable en se dépassant l’un après l’autre, on en a presque fini par oublier les autres pilotes ! Finalement c’est l’hymne italien qui a retenti…

Chapitre 4 : le retour

Lundi matin, le groupe des 8 motards quitte les membres du MCV descendus en avion. Eric nous avait concocté un copieux menu pour rallier Millau, 500 bornes de virages !!! Mais à cause d’un gros orage, de détours, de routes gravillonneuses et plus tortueuses que prévues, nous nous retrouvons à effectuer plus de 600 bornes…Nous avons eu les yeux plus gros que le ventre, c’est donc à 19h30 que nous atteignons notre hôtel, bien fatigués. Nous y retrouvons les 5 autres motards du club qui ont pris d’autres routes que nous. C’est donc autour d’une belle tablée que nous prenons un excellent repas !

Retour en France

Mardi matin, nous nous engageons dans les gorges du Tarn, il y a moins de vue qu’avec la route panoramique des crêtes mais elle est bien plus belle et plus sinueuse (selon les connaisseurs) ! A la sortie des gorges, nous voulions remonter droit au nord sur les Cévennes, mais M. Météo Radar nous y signale un gros orage. Nous décidons donc de modifier notre parcours et de nous diriger vers le col de la Croix Haute via Serre, une belle spéciale en perspective. Par contre cela nous rallonge encore un peu la journée et nous nous retrouvons à devoir effectuer 700 bornes sur la journée.

C’est ainsi que nous réussissons à rejoindre nos maisons en ne prenant qu’un minimum d’eau…

Encore un tout grand merci aux organisateurs de cette superbe sortie et à ceux qui nous ont ouvert la route.

 

Un Traceriste heureux (Samuel)…

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