Moto Légende 28 et 29 mai 2011
Moto Légende 28 et 29 mai 2011 Circuit de Dijon-Prenois
Avant Noël 2010, les organisateurs de la mythique rencontre française de motos anciennes informent les pilotes ayant déjà fait une demande, du programme 2011. Il est déjà possible de faire son inscription dans une des 12 séries différentes. Le comité d’organisation choisira afin de diversifier au mieux en prenant un choix de modèles le plus varié possible.
N’ayant pas été retenu l’an dernier…cette fois je m’y suis pris tôt et m’inscris directement.
La liste des pilotes sélectionnés sortira à mi-avril.
Le 28 avril, je reçois une enveloppe qui me confirme mon inscription et quelques jours plus tard, sur le site www.coupes-moto-legende.fr, les 1000 et quelque véhicules sélectionnés et leur pilote sont affichés.
J’avais fait ma demande pour « Moto de tourisme strictement de série, plus de 500 cm3 de 1969 jusqu’à 1976 ».
Dans ce groupe, le 2ème plus petit, nous serons 66. Beaucoup de BMW, en particulier des R 90 S, une Ducati 750 S, quelques Honda 750 CB et une 1000 GL (la Gold Wing), des Kawasaki 750 H2 et des 900, des Laverda 750 SF et des 1000, une MV 750 sport, des Norton 850 Commando, des Suzuki 750 GT (les 3 cylindres 2 temps refroidis à eau), quelques Triumph, une Egli Vincent, une Yamaha 750, 3 Guzzi V7 et une Guzzi 850 le Mans 1.
Le programme officiel annonce l’ouverture des portes du circuit pour vendredi midi, mais un contact nous dit qu’en réalité c’est plutôt vers 9 heures, qu’il faut être tôt pour avoir une place dans le parc coureurs, sur le goudron.
Marie- Claude et moi partons donc vers 7 heures de Corseaux. Déjeuner à Vallorbe et arrivée à 11heures. Toutes les places goudronnées du paddock à l’intérieur du circuit sont occupées. Des motards fribourgeois arrivés le jeudi à midi, se trouvaient déjà en 45ème position derrière la porte d’entrée pour dormir et attendre …
Nous nous installons sur l’herbe au bout du paddock et je passe la moto au contrôle technique.
Les clubs qui participent ou exposent des vieilles motos peuvent demander une surface qui leur sera réservée et délimitée. Ils sont 90 à s’être inscrits !
Nous rejoignons le club « Rétro Moto Passion Genolier », qui vient chaque année.
Nous leur donnons un coup de main pour installer le camp en commençant par la tente pour la cantine. Une grande tente de 8m sur 5 avec de gros tubes de 50mm de diamètre. Bref du matériel en ordre.
Lors du montage, il faut installer le côté de la tente pour définir la dimension exacte, puis planter les grosses sardines. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps. Une grosse rafale de vent s’est engouffrée par en dessous de la tente, qui s’est soulevée. Les deux personnes qui la tenaient ont dû lâcher. La tente a passé par-dessus leur camion et est allée s’écraser dans les barrières qui délimitent la piste et sur le camp du club d’à côté, heureusement pas encore occupé. Le camion de location griffé, la toile déchirée, les tubes pliés, les pièces d’angle en fonte d’aluminium éclatées, mais pas de blessé.
Voilà un « bon » début de week-end où il n’y aura plus une brise de vent. Les bières ne sont pas cassées alors, santé pour se remettre de ces émotions !
Walter téléphone à son fils qui doit venir dans la soirée afin qu’il nous apporte du matériel de remplacement, mais malheureusement il ne répond pas.
La grande tente qui se déploie en accordéon prévue pour les motos fera très bien l’affaire.
Les côtés récupérés du « parapente » feront le couvert pour la cuisine. Cette dernière est composée de deux frigos, un gril, une cuisinière à gaz avec four pour cuire le pain, la trancheuse à viande pour les apéros, la génératrice, 130 bières, deux vinobox de vin rouge de 10 litres remplis avec leur vin choisi et un de 10 litres pour le blanc (ça prend moins de place que les bouteilles). Il y en a qui voyagent léger.
Pour le souper, au menu, il y a des pâtes bolognaise et un petit café Nespresso pour la fin de soirée. Nuit tranquille et calme, mais froide. Les motos dorment dehors !
Samedi matin après le petit déjeuner, j’ai rendez-vous à 10 h05 en pré grille. Il y a une grande surface réservée. Seulement les « pousseurs » peuvent nous accompagner et ainsi que les « Ombrela girls » mais, elles n’étaient pas là…
Toutes les 3 séances, les camions de ramassage passent récupérer les motos et nous attendons leur retour.
Nous partons derrière une voiture de direction pour le 1er tour. Je me suis placé dans les tout premiers car c’est le départ les 60 participants en même temps et déjà, sur la voie des stands, une dizaine de furieux me dépasse.
Je découvre le circuit, mais après 3 tours, les 10 fous furieux seront dépassés, et les derniers sont déjà rattrapés. Commence le slalom, mais la piste large facilite la manœuvre.
Une Laverda 1000 me résiste jusqu’au bout. Une Norton nous passe avec aisance en courbe.
La Guzzi va bien. J’avais des doutes sur sa cylindrée mais, à l’allure où je passe tout le monde sur la ligne droite en légère montée, je n’en ai plus. Le dernier propriétaire a dû passer la perceuse avec la mèche de 88mm dans les cylindres à la place de celle de 82 mm.
Seule, la Laverda a les mêmes performances. Les kawa 900 qui dansent tellement dans la courbe de Pouas, celle qui commande la ligne droite, sont pénalisées. Au fil des tours, certaines motos s’allégent et des pièces se trouvent sur la piste. Une heure plus tard, je retrouve le propriétaire de la Norton et le félicite pour ses passages en courbe. Il est en train de dégraisser sa moto. Il y a de l’huile partout. Le moteur trop rempli d’huile, avec l’augmentation de la température en roulant, a giclé partout. Pas sympa pour lui et pour nous.
Marie-Claude part en scooter à Dijon visiter la ville et pratiquer un sport typiquement féminin, et moi, je vais au village des puces. Une grande surface est réservée aux vendeurs. Il y a bien sûr des assureurs, des vendeurs d’habits et de casques mais surtout, comme à Palézieux, des « vide grenier » impressionnants. Des pneus, des carburateurs, des motos « dans leur jus », des cadres, des pièces d’occasion. De quoi faire le bonheur des collectionneurs.
En début d’après midi rouleront deux séries de motos de Grand Prix avec des véhicules de 1985 et moins. Pas moins de 9 anciens champions du monde seront présents. Certains pilotes n’ont pas tout perdu et nous gratifient de beaux passages en courbe. Les talus du gauche de la Bretelle sont remplis de monde assis et encore 5 rangs de personnes debout derrière. Impressionnant !
Le site accueillera pour le week-end 25’000 personnes et plus impressionnant encore, le nombre de marques de motos différentes présentes sur le site. (Il en existe près de 1’700 françaises !). Vraiment toute l’histoire de la moto.
A 19 heures, nous rejoignons les 9 membres du club de Genolier pour l’apéro, puis pour une soirée sympa avec la fondue.
Dimanche pour le roulage de 11 heures, il faut attendre un peu. La dernière séance a été écourtée car une moto a vidangé sur 3 virages, et 2 autres pilotes qui suivaient, en ont profité pour s’exercer au travers. Les 3 virages ont été sablés mais pas balayés et le croisement de la trace d’huile se manifeste par une petite glissade. Pour les prochains tours, j’éviterai de passer dessus. Dans la ligne droite, je me couche pour faire bien sur les photos mais, le casque appuie sur le système d’ouverture du bouchon du réservoir qui est monté sur charnière avec ressort et ce dernier s’ouvre. Je prends une petite douche à l’essence.
Je sors de l’enceinte du circuit pour voir le parking des motos des spectateurs. Tout le pré à gauche avant l’entrée du circuit est rempli de motos. Je ne me souviens pas d’avoir vu une si grande surface remplie de motos.
A 13 heures, Marcel et Thomas puis Walter et Jacques avec chacun une coupe à la main rentrent du rallye touristique qui comptait une centaine de participants. Une petite virée de 150 km jusque dans les prestigieuses Hautes Côtes de Nuit les ont rempli de bonheur.
Les coupes ont été données pour les side-cars les mieux restaurés. Bravo !
Werner n’a pas pu rouler le matin car la Condor n’a pas voulu démarrer. Pour la séance de l’après-midi la 580 sera de meilleure humeur. Malgré ses déhanchés dans les virages, il reviendra avec les marchepieds taillés.
Pour ma dernière séance, une Suzuki 750 tentera de me dépasser à l’extérieur alors que je suis déjà en train d’en dépasser un. Il finira très large à l’extérieur de la piste. Plus tard il me dépassera juste avant la Bretelle et fera le virage à moitié appuyé sur les pots. Sur la ligne droite, je viens à sa hauteur et il me fait signe de rester derrière lui. En fait, j’aime mieux l’avoir devant moi et ne pensais pas le passer en ligne droite.
A la fin de la séance, la visière est remplie de moustiques et il aurait été difficile de faire quelques tours de plus.
Nous plions bagages et partons dans les derniers vers 19h 30. Je suis vraiment étonné de la propreté du site. Un service de nettoyage passait régulièrement vider les poubelles et nous proposait des sacs vides. Il n’y a vraiment rien parterre. Super.
Arrivée à Corseaux à 23 heures, vider le bus, nettoyer le scooter, le ramener chez PA et nettoyer la Guzzi.
Demain, j’ai rendez vous à 8h15 à Aigle pour l’expertise.
Le matin, je vois mon moteur qui a légèrement transpiré, plein de gras. Je ne peux pas présenter mon véhicule comme ça alors vite un petit coup de Kärcher et départ pour Aigle.
J’avais fait une demande pour une expertise « véhicule vétéran » et la moto doit être en configuration d’origine. Tout a été passé en revue et l’expert l’a acceptée. Ouf !
Le prochain rendez-vous est pour dans 6 ans.
Vraiment super week-end. On ne roule pas beaucoup, mais il y a tellement de choses à voir que nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer.
Quel plaisir de baigner dans l’histoire de la moto !
Jean-Michel Siegfried
Cédric News – Schleiz 2011
Bonjour à tous!
ça y est, c’est parti!
De retour du circuit de Schleiz (Allemagne), que je découvrais pour la première fois, voici mes premiers résultats:
1ère course: 7ème position – chrono 1:33.294
2ème course: 7ème position – chrono 1:31.394
J’en garde un souvenir plutôt humide
la pluie ayant fait son apparition à plusieurs reprises pendant le weekend.
Je profite de l’occasion pour tous vous remercier pour votre soutien!!! Et un merci tout spécial à Francis qui a eu la difficile tâche de faire mon mécano sur ce premier circuit!
Cédric Golliard
